Nouveau suicide d’un détenu dans le Var
[AFP – 04/09/2010]
Un Espagnol de 65 ans, qui purgeait une peine de cinq ans à la prison de La Farlède, dans le Var, s’est suicidé par pendaison dans la nuit, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Le détenu, qui contestait sa condamnation pour violence aggravée, séquestration et extorsion, était en grève de la faim depuis la fin du mois de juin [2]. Il s’est pendu avec une rallonge électrique.
Son corps a été retrouvé vers 5h30 dans le bloc sanitaire de sa cellule, où son co-détenu n’a rien entendu. Un représentant du parquet de Toulon s’est rendu sur place.
Le 31 juillet, dans le même établissement, c’est un détenu de 36 ans demeurant à Saint-Raphaël, qui purgeait une peine de trois ans pour conduite sans permis sous l’emprise d’alcool, usage de stupéfiants et violence avec arme, qui s’était suicidé par le feu, à l’aide d’un produit inflammable.
La Farlède : un détenu meurt dans l’incendie de sa cellule
par E. M., Var matin, le 1er août 2010
Les premiers éléments accréditent la thèse d’un suicide de ce Raphaëlois âgé de 36 ans
Un détenu de la prison de La Farlède âgé de 36 ans est mort hier matin dans l’incendie de sa cellule. Selon les premières constatations, l’individu avait pris le soin de calfeutrer la porte de sa cellule, sans doute pour leurrer les détecteurs de fumée situés à l’extérieur.
La thèse du suicide est d’autant plus privilégiée que la victime n’aurait pas fait usage de l’interphone qui lui aurait permis d’appeler à l’aide. Le détenu, qui a été retrouvé assis sur les toilettes, aurait souffert de problèmes psychiatriques. Originaire de Saint-Raphaël, il purgeait une peine de trois ans depuis 2008. Il avait été condamné pour plusieurs infractions (conduite sans permis et en état d’ivresse, violence avec arme) par le tribunal de Draguignan.
« Les collègues ont tout fait pour le sauver »
Paul Adjedj, secrétaire général de la CGT pénitentiaire Paca/Corse, déplore « un drame humain terrible ». Et évoque le sort de ses confrères qui ont fait la macabre découverte. « Les collègues ont tout fait pour le sauver, au risque de leurs vies, mais il était trop tard. Ils sont assez traumatisés. »
Depuis le début de l’année, c’est le second suicide connu dans le centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède. Un autre samedi, en février, un homme s’était tranché la gorge avec une lame de rasoir.
Selon Paul Adjedj, qui dénonce « les usines à détenus », 30 % des personnes enfermées en milieu carcéral souffriraient de troubles psychiatriques. « Il faudrait un suivi et des moyens que l’on n’a pas », ajoute le représentant syndical.