L’article qui suit a été publié dans le n° 331, juin-juillet 2009, de la revue L’enseignement catholique actualités.
Premier degré : choisissez « Basec » !
Les écoles sous contrat n’ont pas à renseigner directement l’application « Base élèves » (BE1D) du ministère de l’Éducation nationale. Un accord a été trouvé entre le Secrétariat général de l’enseignement catholique et la Rue de Grenelle. « Les principaux “verrous” qui faisaient obstacle à une participation des établissements privés au système de communication informatisée des données élèves du premier degré auprès des pouvoirs publics ont en effet pu être levés », explique Gérard Tonneau, directeur des études et de la prospective au Sgec. Parmi ces verrous, figurait la transmission directe des informations aux communes avant même la rentrée et une affectation systématique des élèves de CM2, y compris ceux issus du privé, vers l’un des collèges de la carte scolaire, ce qui excluait les établissements privés.
Ces points de blocage sont à présent résolus au travers de la mise en place d’un système de collecte diocésaine des informations avant communication et d’un nombre d’items à communiquer réduits à 16.
De l’observation du terrain, deux types d’attitudes ont émergé, précise Gérard Tonneau : « Une première catégorie de diocèses, sur le modèle lillois, s’est organisée pour disposer d’une base académique spécifique à l’enseignement catholique en utilisant une interface pour la saisie des données et en faisant appel pour la gestion logicielle à des éditeurs privés. Une deuxième catégorie (Nantes, Aix-Marseille, Lyon, Nancy, Strasbourg, la Guadeloupe ou encore Reims) va utiliser Netec, l’outil mis au point par la Bretagne, et sa base élèves “Basec”. »
Soucieux de « maintenir cette diversité », le Sgec a négocié avec le Ministère, pour la première catégorie, « la mise en place d’interfaces labellisées qui permettent aux éditeurs privés d’envoyer par décision du chef d’établissement les données élèves à BE1D ».
Pour les écoles qui sont restées jusqu’à présent sans logiciel de gestion spécifique, le Sgec souhaite s’appuyer sur l’application « Basec » mise au point par le Caec [1] de Bretagne et négociée avec le recteur pour assurer ensuite un transfert de données vers BE1D. « Cette expérience bretonne nous a permis de réfléchir à la différence de périmètre entre les données transmises à l’Éducation nationale et celles communiquées à nos propres instances diocésaines et académiques. » Un accord sera signé prochainement entre le Sgec et le Caec de Bretagne pour faire de « Basec » le module de l’observatoire national Solfège, chaque académie restant entièrement libre d’exploiter les données la concernant. AS