La section toulonnaise de la LDH avait demandé à participer à la table-ronde. Cela nous a été refusé. Nous sommes malgré tout parvenus à transmettre notre communiqué à son destinataire.

- Le communiqué est remis en mains propres à Nicolas Sarkozy (D.R.)

- Le président lit le communiqué (D.R.)
Les étrangers sont des hommes, tout n’est pas permis contre eux
La section de Toulon de la LDH salue les deux éminents représentants de la République que sont le Président de la République et le Ministre de l’Immigration, venus à Toulon promouvoir le thème « immigration maîtrisée, intégration réussie ».
Tous deux sont porteurs des valeurs de la République.
Il est de notre devoir de rappeler que la politique menée aujourd’hui dans le domaine de l’immigration est contraire aux valeurs d’humanité dont notre pays se revendique. Il est injustifiable d’en venir à considérer a priori l’étranger comme un fraudeur, de refuser un mariage au motif qu’un des conjoints n’est pas européen, de faire ramasser des enfants jusque dans des écoles, de traquer des « basanés » dans le but de faire du « chiffre », d’avoir recours à des tests ADN pour des familles candidates au regroupement familial…
Le recours à cette politique a été présenté comme un moyen de « priver » l’extrême droite de son électorat traditionnel. Certes, le résultat du premier tour des élections municipales en témoigne, l’extrême droite est quelque peu asséchée, mais la droite est trop souvent devenue extrême, oubliant les valeurs de solidarité et de fraternité auxquelles nous sommes attachés.
La France qui a souvent été un pays d’accueil pour les victimes apparaît aujourd’hui comme un pays avant tout xénophobe.
Les circonstances ne sont pas comparables, mais les déclarations du cardinal Saliège sont aujourd’hui d’actualité : « Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. » C’est pourquoi la section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme demande solennellement au Président de la République de revenir à une politique digne de la France et respectueuse à l’égard de tous les étrangers.
Toulon, le 10 mars 2008

- Après la lecture ... (D.R.)
Au centre, le maire Hubert Falco, à droite, le préfet “sans états d’âme”.
A peu près simultanément, la banderole que les militants de la section locale de la LDH ont voulu déployer leur a été violemment arrachée, un militant était évacué manu militari par des policiers en civil pour avoir crié : « Toulon ne deviendra pas le laboratoire de la politique de Brice Hortefeux »...

- Confisquée, la banderole !
Nulle fausse note ne serait tolérée. Toulon, tel un village-Potemkine, devait donner l’image rassurante d’une cité heureuse de recevoir son président.

- Et voici dans quel état la banderole nous a été rendue le lendemain...
Les journaux télévisés de France 3 ont rendu compte de cette rencontre.